1 ) identification dentaire, l'anthropométrie, reconstitution faciale et informatique

1) identification dentaire

Plombages, prothèses, dent manquantes … donnent à nos dents une véritable identité car chaque mâchoire est unique. Les morsures renseignent sur le propriétaire des mâchoires. Dans la mesure où les dents ne brûlent pas, ne se décomposent pas, elles deviennent une méthode d’identification précieuse quand tout le reste et détruit. Elles sont en effet très dures et très résistantes. Elles sont aussi très utile si il y’a eu agression (études des morsures)

Ce sont les odontologistes qui identifie les dents, cette technique n’est pas récente dès l’an 59, on a reconnu l’assassin de la mère de l’empereur Néron grâce à sa dentition. Les odontologistes  identifient les cadavres en le comparant à des dossiers dentaires (où le dentiste note les détails des 32 dents du patient : les dents manquantes, plombées, couronnes, traitement …). Si la mâchoire est complète et les dossiers récents alors l’identification même si elle requiert des compétences et dans l’ensemble assez simple à réaliser. L’affaire se complique quand le crâne est endommagé et les dossiers anciens, dans ce cas les odontologistes doivent faire appel à leurs connaissances sur le développement dentaire et rechercher des points de similarité entre le crâne et le vieux dossier. Si il n’y a pas de radio dentaire, une radio facial suffit ( la forme particulière des sinus frontaux aide à identifier la victime). Parfois il n’a pas de dossier médical ou de radio c’est donc très limité. Mais à elles seules les dents donnent des informations comme l’âge (développement des dents d’un enfant ou racine transparentes chez une personne âgée). L’usure des dents d’un adulte permet aussi de déterminer son âge mais aussi son régime alimentaire. De plus les matériaux utilisés pour les plombages peuvent indiquer le pays où la victime a été soignée.

Les traces de morsures sont une grandes source d’indice car les dents humaines (ou animal) laissent des impressions caractéristiques dans la chair, comme des hématomes ou des lésions dans la peau. Certains aliments comme les fruits ou les fromages peuvent garder des empreintes de dents. La valeur de ces marques dépend de leurs précisions et des caractéristiques individuelles qu’elles ont laissées. Quand les marques sont claires l’identification et quasi certaines et on peut établie un rapprochement avec un suspects.

Pour comparer la marque et les dents les dentistes photographient la marque. Si c’est un aliment il est immédiatement conservé (généralement dans de l’alcool et de la glycérine). Le moulage parfait des gencives et des dents des suspects  sont comparés directement avec les photos imprimées sur une feuille transparente. Trop souvent les marques ne sont pas assez prononcées ou claires sur les photos dans ce cas c’est le dentiste judiciaire (=odontologiste) qui devra convaincre le jury de l’innocence ou de la culpabilité d’un suspect.morsure.gifcomparaison.gif
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2) l’anthropométrie

Les squelettes sont des témoins muets des crimes, l’anthropométrie fait parler ses ossements.

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La première chose que l’anthropologue fait c’est de déterminer si les os sont humains ce qui n’est pas si simple car certains os animaux ressemble beaucoup au os humains. Ensuite il détermine l’âge des de la victime au moment de la mort en examinant la croissance (excroissance, ossifications (= durcissement des espaces cartilagineux…) ou le vieillissement (dégénérescence osseuse, arthrite au niveau des articulations …) des os.        

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Pour déterminer si le sexe de la victime les anthropologues se focalisent sur le crâne (l’arcade sourcilière, un os sous l’oreille et l’occiput sont beaucoup plus proéminents chez les hommes) mais aussi sur le bassin (beaucoup plus large chez la femme lui permettant d’enfanter). Si il n’y a ni bassin ni crâne c’est délicat pour déterminer le sexe, les anthropologues doivent se fier aux différences de taille et de force (point d’attache plus prononcé chez l’homme indiquant plus de force physique) 

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Pour déterminer la taille de la victime il suffit d’assembler le squelette avec les os et on ajoute 10 à 11 centimètres correspondant aux tissus intermédiaires ( un peu plus pour une enfant).Si le squelette est incomplet, certains os donne des indications sur la stature, plus l’os est long plus l’estimation est précise. Le fémur est mesuré en premier car la plupart des gens mesure 2,6 fois la taille de leur fémur, la valeur est précisé selon la race et le sexe de la victime.                                        

On peut également déterminer les origines ethniques de la victime qui est fondamentale pour l’établissement de l’identité à partir de crâne :                                                                                            *mongoloïde : personnes asiatique avec  un large crâne et le visage plutôt aplati, orbites arrondies, cloison nasales basse                                                                                                                                           *négroïde : personne africaine,  avec des dent et une ouverture nasale large, crâne long et plus étroit pommettes prononcées                                                                                                                                     *caucasien : personne blanche avec un crâne haut et large et les pommettes et la mâchoire sont peu saillantes, menton en arrière   

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Les maladies et les blessures laissent des traces sur le squelette de la victime, tels que les maladies infectieuses liés à la malnutrition ou au cancer endommage les os. Les maladies chroniques on aussi un impact sur le squelette.  Le processus de cicatrisation laisse des marques et une fracture guérie peut aider à confirmer une identité. Le travail peut aussi laisser des traces comme l’arthrite.

Les squelettes des personnes mortes de façon violente portent des traces  d’armes les ayant tués. Les impacts de balles laissent des trous caractéristiques, les armes blanches des éraflures. Les fractures montrent qu’il a y eu violence mais la difficulté des experts et de s’avoir si ces fractures sont survenues avant ou après le décès. C’est tout de même possible de savoir car l’os « sec » se casse différemment de l’os vivant et des signes de cicatrisation indiquent si la blessure est survenue pendant que la victime était en vie.

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On peut aussi savoir depuis combien de temps le corps est abandonné grâce a des rayons ultra-violet. Les os possèdent une fluorescence qui diminue avec le temps de l’intérieur vers l’extérieur de  

NB c’est Alphonse BERTILLON (1853-1914) qui a inventé le système anthropométrique réunissant de nombreuse mesures (tailles, longueur de bras, des jambes, des oreilles, de la tête, doigts…) pour pouvoir reconnaître les criminelles qui tente de changer d’apparence.

3) La reconstitution faciale informatique

Sur l’écran d’ordinateur, programmateurs et experts médico-légaux coopèrent pour construire ces reconstitutions numériques des victimes avec un réalisme extraordinaire. Le programmeur travaille de façon abstraite, manipulant indirectement des données pour produire une ressemblance convaincante.

La reconstitution  passe toujours par une numérisation 3D du crâne lui-même car cette technique et non-destructive dons pas besoins d’un moulage. Le crâne tourne sur un plateau tandis qu’un scanner (similaire à celui utilisé en chirurgie plastique pour modéliser un visage, une station de travail puissante traite les données) au laser illumine une bande verticale étroit. Des miroirs situés des deux côtés renvoient à des capteurs. L’analyse des données permet au programme de calculer la distance entre chaque point du crâne et l’axe de rotation et de recréer ainsi une image numérique du crâne.

Pour donner un visage à ce crâne, la plupart des système utilisent des données récupérées lors de tomographies ( =technique d’imagerie médical) réalisé sur des individus. La tomographie enregistre les tissus (durs et mou) en 3D cela incluent donc autant bien la forme  du crâne que l’épaisseur des tissus. Les anthropologues choisissent la tomographie appropriés en fonction du sexe, de l’âge et de la race qui doit être identique à celle de la victime. Les vêtements retrouvés permettent aussi d’ajuster le paramètre de l’épaisseur en tenant compte de l’obésité… du sujet.

Puis il plaque la tomographie à la numérisation du crâne qui ne coïncident pas forcément alors il ajuste la tomographie au crâne, elle a la forme d’un visage correspondant à la victime.

La tomographie manque de précision pour les détails superficiels comme la couleur de la peau, les yeux et les cheveux. Pour ce faire, les techniciens « empruntent » le visage d’une personne et la plaquent à la reconstitution. Le rendu en 3D demande une « carte » en couleur de toute la tête, on utilise une photo de face et de profil d’un individu qui correspond au profil de la victime (âge, race, sexe, corpulence…)

Les programmes fondent ces trois vues en une bande qu’il enroule sur la reconstitution crâne pour achever le processus de reconstitution.

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. Sans oublier la bouche, le nez, les yeux et les oreilles sont recréé de façon intuitive. Pour rajouter du réalisme l’ordinateur ajoute des ombres et des lumières (comme sur une photo). Dans l’avenir grâce aux avancées scientifiques, l’évolution de l’animation numérique permettra de donner des expressions au visage et aussi la capacité de parler ou de rire à l’écran.

Une technique similaire existe c’est la reconstitution facial à l’argile, un sculpteur , un artiste donne un visage en partant d’un moulage du crâne.

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