2) Poils, cheveux, peau sous les ongles

LES POILS ET LES CHEVEUX

Quelques données sur les cheveux et les poils :

A l’extérieur de la peau d’un animal, la partie du cheveu et du poil est constituée de 3 couches (de extérieur vers l’intérieur) :

-la cuticule composée de cellules mortes qui se chevauchent ce sont les écailles. Celles-ci sont orientées vers l’extrémité du cheveu. Leur morphologie est très utile pour déterminer l’espèce animale mais elle ne permet pas l’identification d’un individu.

-le cortex où se concentrent les pigments  donnant la couleur des cheveux, ces pigments varient selon les personnes. Le cortex peut être étudié au microscope après que le cheveu ait été inclus dans une résine qui va permettre de laisser plus de lumière à l’intérieur du cheveu, ce qui va améliorer son observation.

-le médulla est constituée de cellules formant un canal sur toute la longueur de cheveu. Son diamètre est toujours comparé au diamètre total du cheveu qui permet de déterminer l’espèce. (Pour l’homme la médulla mesure environ 1/3 du diamètre total du cheveu contre au ½ chez les mammifères)    

Schéma d’un cheveu / poil en coupe

 

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Tous les jours, nous perdons une soixantaine de cheveux, de plus ils sont très résistants et sont donc par conséquent très souvent retrouvés dans les scènes de crimes. Ce sont des indices intéressants pour la police scientifique mais délicats à traiter surtout s'ils sont composés du bulbe du cheveu. A partir de là, il est facile de retrouver l'ADN  et d'identifier son propriétaire. Pour cela il faut les étudier séparément, ensuite il faut découper le bulbe à la loupe binoculaire pour extraire l’ADN.

Si le bulbe fait défaut ou est absent, les policiers observent le cheveu au microscope. Ils analysent ses écailles pour vérifier que le cheveu appartient bien à un homme (son canal médullaire est étroit ou absent, son écorce épaisse, sa cuticule lisse) et non à un animal (large canal médullaire, à écorce mince et cuticule à aspérités) puis notent sa couleur et son diamètre (Lorsqu'il est inférieur à 0,38, le poil est obligatoirement humain. Chez la plupart des animaux, cet indice médullaire est généralement supérieur à 0,50). Il est aussi possible de faire la distinction entre poils corporels, poils de barbe, cheveux ...

Il est aussi possible d'observer au microscope un cheveu ou un poil pour mieux connaître les conditions d'un crime, en retrouvant des microtraces d'arrachement qui permette de prouver que le crime s'est accompagné de violences. 

L'analyse macroscopique du cheveu  peut aussi donner des informations très importante comme la classe physique de son propriétaire  la couleur (brun, roux , blond ou noir), son aspect et sa forme (souple, ondulé ou bouclé, à section ovalaire chez les Blancs) (frisé, à spires serrées et à section elliptique chez les Noirs africains), son degré de blanchiment, la présence de teinture,  une décoloration ou une permanente, des pellicules ou des lentes, l'épaisseur constituent d'utiles informations qui affinent encore plus la recherche.

La première étude des poils fut menée en 1869 par le médecin allemand Rudolph Virchow (1824-1902).

De manière générale, ces techniques ne permettent pas d'identifier à coup sûr le coupable du fait de leurs caractères différentiels peu nombreux. Elles apportent malgré tout à l'enquête des informations supplémentaires qui ne sont pas négligeable.l suffit de comparer les poils ou les cheveux trouvés sur le lieu du crime avec des échantillons recueillis sur un suspect pour pouvoir l’inculper ou l’innocenter.

En ce qui concerne les analyses génétiques des poils et des cheveux, elles ne sont pas encore vraiment utilisées par les policiers scientifiques du fait de leurs complexités.Mais une nouvelle méthode apparait, elle consiste à extraire l'ADN conservé à l'intérieur du poil et du cheveu (l'ADN est enveloppé par  de la  kératine qui protège l’ ADN des bactéries et de la pollution). En revanche, cette méthode n’est pas encore utilisée elle a encore besoin d’être perfectionnée.

          Pour le moment l'analyse des poils est des cheveux permet donc seulement de confirmer l'identité d'un individu.   

( télécherger et voir l’observation des cheveux au microscope)

observation-de-cheveux-au-microscope-1.pptx observation-de-cheveux-au-microscope-1.pptx

                                                    

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Cheveux observés au microscope optique

PEAU SOUS LES  ONGLES

 

Comme l’indique le titre, les médecins légistes  retrouvent assez souvent de la peau sous les ongles de la victime ce qui apporte deux informations capital pour l’enquête :

-          Comme pour les traces d’arrachement pour les cheveux, la peau sous les ongles permet également de  mieux connaître les conditions d'un crime. Si on en retrouve cela permet d’affirmer qu’il y’a eu lutte entre l’agresseur et la victime. 

-          La deuxième information qui n’est pas la moindre : c’est l’ADN de l’agresseur en effet l’ADN se trouvant dans toutes les cellules du corps, il est assez simples dans extraire à partir d’un fragment et donc de connaître l’identité du tueur (il suffit une fois de plus de comparer le résultat avec les suspects pour les innocenter ou les inculper)

 

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